"La France souffre de cécité...", Non cette phrase n'est pas celle d'un opticien, elle est l'œuvre du président algérien concernant l'article 4 de la loi de février 2005. Même si elle est en partie justifiée, et sans entrer dans la polémique qu'a suscité cet article, il faut quand même souffrir d'une myopie sévère pour ne pas faire le rapprochement avec le référendum qu'a soumis ce même président au peuple algérien.
En effet, une des parties du texte référendaire d'Avril 2005, concernait "le rôle positif des forces de sécurité" durant la période de trouble qu'a connue l'Algérie...
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Dans quelques mois, dans quelques années, 5 personnes sur six détesteront la volaille,
la sixième ne pourra plus rien détester. Ouï dire : 1 personne sur deux, malade,
un malade sur trois mourra. Entendu : dans une grande entreprise, les responsables
de la sécurité préconisent le stockage de masques et de désinfectant. La maladie ne
se développera peut être qu'à un horizon de 5 à 20 ans. Mais on recommande aujourd'hui
de stocker les produits de première nécessité. En cas de pandémie, personne n'aura alors
à prendre le risque de descendre acheter son pain et de croiser un malade tout client
ou boulanger qu'ils soient. Lire la suite
Il y a quelques jours on apprenait que le président algérien Abdelaziz Bouteflika était gravement malade. Cette nouvelle, de la plus haute importance a-t-elle été annoncée par les journalistes algériens ? Eh non, ce sont les Guignols de l'info qui ont eu ce privilège. En effet, à force de mettre les journalistes algériens en prison et de les menacer, les derniers spécimens restant n'ont pas osé parler du colon présidentiel. Les Guignols, eux, ont utilisé cette nouvelle pour donner un exemple, s'il en fallait, du rôle plus qu'ambigu
des "colons"... Lire la suite
Je viens de terminer la lecture d'un ouvrage fort intéressant (La fin tragique des dinosaures, de Walter Alvarez), qui retrace le cheminement scientifique qui a mené à la découverte de la cause réelle de l'extinction massive qui eut lieu il y a 65 millions d'années sur Terre, éliminant une très large majorité des espèces vivantes à cette époque, dont les représentants les plus célèbres sont les dinosaures.
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Depuis 1966, aucune exposition n'avait été consacrée au mouvement Dada à Paris. Autant dire que celle du Centre Pompidou, parcours labyrinthique qui rassemble plus de 1000 œuvres de 50 artistes différents, était très attendue. Un panorama énergique de la plus originale page de l'histoire de l'art du
XXe siècle... Lire la suite
Daphné Tesson
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Au Centre Pompidou jusqu'au 09/01/06
Faire la queue sur la piazza* (mot italien signifiant "place". Vaste espace libre aménagé pour les piétons dans un ensemble urbain - Le Petit Robert - En l'occurrence un des rares endroits à Paris où on peut admirer les façades alentours avec du recul et donc voir les immeubles parisiens différemment que le cou tordu - ainsi que le Centre Georges Pompidou accessoirement, construit de 1973 à 1977).
Elle est rapide; puis faire la queue aux caisses: attention certaines sont réservées cinéma. Enfin faire la queue aux vestiaires. Ne pas se défaire de sa petite laine, bien que l'on ait fort transpiré à faire toutes ces queues, car il fait frais dans le tube à escalators parce que l'isolation des parois n'est pas optimale.
Niveau 6, galerie 1 : grande rétrospective dada (commissaire : Laurent Le Bon). L'initiative nous paraît, après un soupir d'ennui lorsqu'on en a pris connaissance, louable: certes la thème est rabâché et il est facile de se renseigner dessus, d'en apprécier les artefacts, dans les ouvrages de n'importe quelle bibliothèque. Mais ce mouvement multidisciplinaire n'en perd pas son importance fondamentale dans l'histoire de l'art et plus généralement des idées. Sa subversivité est inégalée; dada remet en question le statut d'oeuvre d'art, même la plus moderne.
Il y a du monde. Tout est exposé car dada touche tous les supports même inexistants. Heureusement un texte à l'entrée nous indique qu'il n'y a pas d'itinéraire à suivre, que le visiteur doit se promener à sa guise; pourtant les oeuvres sont groupées par thèmes, voire chronologiquement. Chercherait-on par cette invite à ne pas décourager le visiteur-consommateur par la densité de la rétrospective en l'autorisant à prendre le chemin des écoliers? Historienne de l'art, j'ai pris le chemin des écoliers que la scénographie - de Jasmin Oezcebi - encourage en effet: le plan de l'exposition est orthogonal, un peu comme un damier, formant ainsi un multitude de petits espaces ouverts les uns sur les autres: la circulation est aisée, les points de vues foisonnent, l'espace est grouillant et aléatoire; on finit par tout voir, par découvrir une pièce que l'on avait manqué, par retourner dans celles qui nous plaisaient. On se promène; mais si l'on veut parfaire la leçon, il est indispensable de se procurer le catalogue, tant un mouvement si riche et complexe ne peut pas se faire comprendre debout, en une heure et demi.
Love Letters d’Albert Ramsdell Gurney, mise en scène Sandrine Dumas.
Il se joue en ce moment au théâtre de la Madeleine une pièce adorable. Philippe Noiret et Anouk Aimée, deux monstres d’interpretation, lisent sans se regarder la correspondance qu’un petit Américain et une petite Américaine de bonne famille commencent à s’échanger dans les années 1930. Ces petits Américains d’un autre monde deviennent des teenagers ok, puis de jeunes adultes allant au college, voyagent dans le monde, rencontrent une femme, un mari, divorcent, dépriment ou réussissent, s’aiment et se haïssent.
Thomas Anderson Ladd et Alexa Channing Gardner se sont peu vus au cours de leur vie. Ils n’ont pas osé confronter leurs corps maladroits à une relation épistolaire idéale et rassurante. Le ton et l’expression informent sur le support de la correspondance (une feuille de cours déchirée, une carte de visite gravée, un beau papier à lettres, une page dactylographiée, un télégramme…), sur l’époque, sur les situations respectives de Thomas et d’Alexa, si bien qu’en face du spectateur il se passe bien plus que ce que les planches ne veulent montrer. Une soixantaine d’années s’écoule ainsi en une heure et demi riche des joies et des peines qui font une vie.
Cette histoire pourrait commencer aujourd’hui. Alors on parlerait de sms, d’emails, et de chat. Et on n’oserait pas trop voir nos correspondants de la toile, parce que si les supports de nos lettres ont changés, nous, nous sommes restés ces corps maladroits qui se rassurent en emailant un ancien amant, une vieille amie.
Ces clichés ont été pris le 11 septembre 2005 à la station Gare d'Austerlitz.
Il s'agit d'une campagne (vaste sur la ligne 5) en faveur des orphelins de la police.
Quelqu'un y a inscrit "bien fait", semblant se réjouir du malheur de la petite orpheline.
S'agirait-il d'un merveilleux cri contestataire, dans la noble lignée du Renaud d'autrefois ou d'NTM ? S'agirait-il d'une dénonciation légitime et poétique des abus du pouvoir et de ses crimes ?
Ou s'agit-il de l'extrême aboutissement de deux décennies d'ultra-libéralisme, de déni de l'Etat, de refus du collectif, de ce fameux individualisme moderne ?
Ce flic que l'on inhume, sait-on pourquoi il est mort ? Participait-il à une ratonnade fascisante ? Ou bien protégeait-il la veuve et l'orphelin(e) ?
L'auteur de ce graffiti, comme vous et moi, l'ignore. Il se réjouit de la mort du flic, de tous les flics, sans distinctions. Pour lui, comme pour tous les gros cons, Tous les x sont des y, et comme tous les gros cons, il fait le jeu de ceux qu'il hait, les racistes, les créateurs de catégories, les apôtres du "chacun chez soi" :
Tous les noirs sont paresseux, tous les arabes sont des voleurs, tous les chinois ont des petites bites, tous les allemands sont gros, tous les portugais sont poilus, tous les anglais sont laids, tous les flics sont racistes, tous les auteurs de graffitis à caractère politique sont des héros. Celui-ci en l'occurrence sent fort le baggy jean et la gauche mal digérée. Quelqu'un lui a-t-il expliqué que les forces de l'ordre (un peu comme une ponceuse Black & Decker) sont un outil, un simple outil, et que si on lui ponce le cul, ce n'est pas la ponceuse qui est malveillante ?
Il y avait les sempiternelles reprises de Téléphone qui rebondissaient de groupe en groupe le
long du boulevard saint Germain. Il y avait la foule caniculaire, en sueur, butinant bruits
et sons dans la fumée des merguez. Il y avait la rue des Saints-Pères et son imposante école
de médecine, noire comme une Gotham City mussolinienne. Puis il y eut Mangrove; et la nuit tomba.
Quelle jolie prestation ! Quel joli son. Session basse-batterie puissante et charnelle.
Son funky-punk, son trip-hop, style homogène. Compositions exigeantes, originales, maîtrisées.
Du Pixies à la sauce Kid A.
Puis il y eut le chant d'Alex, grave et incantatoire, évoquant Dave Gahan (Depeche mode), et
son écho féminin, Daphné, égérie blues lyrique en hauts talons rouges. Les morceaux sont ambitieux, brillants, s'arrêtent,
reprennent, la rue séduite écoute, assiste à la mise en place d'une logique, d'un univers, d'une volonté.
On se dit qu'on a vu quelquechose d'important. On en redemande.
Petites critiques bêtes, méchantes et sincères publiées (ou refusées) par le site de la Fnac.
Ces textes doivent faire au moins 130 caractères (et guère plus au maximum).
J'ai attribué aux disques ci-dessous cités des notes allant librement de zéro à un sur dix.
Autant dire qu'il est inutile de les écouter. Pourquoi, diable, parler des choses que l'on aime pas ? - me direz-vous à fort juste titre (et je tiens à vous en féliciter) :
Parceque ca fait du bien !
Kyo
300 lésions
Ma note : zéro sur dix
Méritons nous "Kyo" ?
Méritons-nous vraiment un tel ramassis d'inépties et de banalités ?
Quand on parle de Kyo, on ne parle pas de musique mais de sucreries et
de graisses sonores. Ce groupe est une insulte à l'intelligence du
jeune public. Leurs producteurs et certaines radios sont coupables
de lavage de cerveaux à grande échelle.
Lynda Lemay
Un paradis quelque part
Ma note : zéro sur dix
Bavardages ridicules
"Ce matin je m'ai levée, je sentais mauvais de la bouche et toi aussi,
je t'aime, tes pantoufles sentent le pied, j'ai mal digéré le couscous
d'hier soir." Ainsi peut-on résumer ce que certains audacieux
qualifient - sans rire - de poèsie.
Luke
La tête en arrière
Ma note : zéro sur dix
Parodie
Après les Inconnus imitant Indochine, les Nuls singeant Pascal Sevran,
voici Luke parodiant Noir Désir. Malheureusement, ce n'est pas drôle.
C'est pathétique; voire triste tant l'admiration de ces jeunes fans
semble sincère. Leurs producteurs auraient du les laisser à leurs
animations de fêtes lycéennes.
Luke
La tête en arrière
Ma note : un sur dix
- Encore un album de Kyo ?
- Non, c'est Luke, du Kyo, mais avec encore plus de boutons. Cet album
plus que médiocre mérite 1, parceque zéro, c'est un beau numéro.
Vincent Delerm
Kensington Square
Ma note : un sur dix
Name dropping
"Traversant la rue des Saints pères/ je repense à Patrick Dewaere/ je mange un sandwich à la truite/ Ô ma Duras, Ô Marguerite".
Tel pourrait être un couplet de celui dont la voix insupportable a su mettre tout le monde d'accord. Name dropping signifie en anglais :
citations de noms célèbres en avalanche pour impressionner à table.
Calogero
3
Ma note : zéro sur dix
On se moque de vous !
Faut-il rire ou s'arracher les cheveux à l'écoute de cette sous-soupe
industrielle ? Les producteurs de ce garçon se moquent du grand
public. Petit fan de Kyo et petite fan de Lorie deviendront grands fans de
Calogero. Du pur marketing : lessive, fast food, papier toilette,
Calogero... du cynisme à visage artistique.
Dans les années 70, cette femme allemande chantait comme l'hiver, composait comme le matin et voici que son album, Colour Green, quatorze perles accoustiques, s'échappe des oubliettes et revient nous bouleverser à la faveur d'une époque qui semble reclamer sa dose d'apesanteur et de tendresse.
La voix berceuse de Sibylle est aussi élégante et froide que celle de Nico.
Elle enchante l'atmosphère, depuis le titre d'ouverture,
le merveilleux Tonight (programmé sur Le Monde d'Ida Radio) très Beth Gibbons & Rustin man,
jusqu'à l'épique Give me a smile, en passant par le désabusé The End.
On a envie de dire mais pourquoi diable la Cinémathèque française
est-elle allé s’exiler au fin fond du 12ème arrondissement de Paris,
un quartier en développement où nos pas nous mène rarement ?
On regrette les salles vétustes et pleines de souvenirs des Grands
boulevards et de Chaillot, les cafés environnants où l’on allait
prendre des verres, et l’ambiance du Faubourg Saint-Antoine qui
logeait la Bifi (la Bibliothèque du film). On a envie d’en appeler au
mouvement, sain et nécessaire pour aller d’un site à l’autre, et
porteur de nos réflexions cinéphiles, aux petites rues animées, au
vieux Paris qui nous plaît tant… mais on se casse le nez.
On se casse le nez parce que réunies en un même lieu, la cinémathèque
morcelée est plus forte, et associée à la Bifi, ce sont deux
organismes dédiés au cinéma (deux associations privées subventionnées
par l’Etat) qui mettent en commun leurs ressources cinématographiques
précieuses et développent activités pédagogiques, rencontres,
expositions, collections et archives tous supports, si bien que
l’unification ne peut que servir le cinéphile.
Et la cinémathèque n’a pas moins fait que de s’installer dans le
premier et - à ce jour - unique bâtiment de Franck O. Gehry en France.
Gehry est un architecte américain d’origine canadienne né en 1929,
connu pour le musée Guggenheim de Bilbao (www.guggenheim-bilbao.es) en
1997 et un vocabulaire architectural surprenant (redondant?) de
feuilles ondulantes géantes.
Construit en 1988, les 16 000 m2 du 51 rue de Bercy
logeait l’American Center jusqu’en 1997. Ils s’ouvrent sur un large espace vert bordé
par la Seine et font face à la Bibliothèque nationale de France de
l’architecte Dominique Perrault (1997).
La cinémathèque rénovée est majestueuse: le parement imite la pierre
de taille, l’agencement des plaques procure une impression de
rotation, accentuée par la rondeur du modelé. On imagine la maquette à
la genèse du projet: un bouquet de feuilles de papier s’amusant du
critère d’orthogonalité, un jeu de volumes, une petite sculpture.
Bien sûr ce n’est pas le Gehry le plus extraordinaire qui soit, cela
se saurait. Le côté de l’entrée principale (on se réjouit de ne pas
pouvoir l’appeler «façade», tant ce mot renvoie à l’idée d’une paroi
plane alors que nous avons ici des volumes qui avancent et qui
reculent) est le plus vivant tandis que les autres façades (celles-ci
en sont bien par contre) sont incompréhensiblement ennuyeuses. Mais
c’est un premier pas, et on regrette que la leçon n’ait pas été
retenue à Paris: la pierre n’est pas forcément classique ou
ennuyeuse, le bâti s’accommode fort bien d’être un objet posé dans un
tissu urbain différent, il s’accommode de volumes, de formes, de
pleins, de vides, de mouvement, du foisonnement des perspectives.
COMBIEN TU M'AIMES DE BERTRAND BLIER
Combien tu m'aimes, le dernier film de Blier avec Bernard Campan, Gérard Depardieu et Monica Bellucci est amusant.
François, qui vient de gagner quatre millions d'euros au loto, décide de s'offrir la plus belle pute qu'il n'ait jamais vue, Daniela, qui moyennant un bon salaire accepte de devenir sa femme. Seulement, voilà, François n'est pas le seul homme de Daniela et son rival n'a pas du tout l'air décidé à le laisser s'emparer de la belle italienne.
Ce n'est pas du grand cinéma, mais, il y a des moments amusants.
Or donc, il faisait août et Paris brûlait ce qui lui restait de pauvres et de minorités visibles.
Chacun leur tour, le ministère de l'intérieur et les flammes vidaient les squats. La capitale poursuivait tranquillement sa mutation.
Encore quelques années et elle ressemblerait enfin à un gigantesque parc à thèmes culturel et touristique.
Photo L.D
En attendant, il convenait de lire le dernier Houellebecq "La possibilité d'une île". En février 1993, dans les pages du Figaro, Jacques Chirac déclarait : "Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir" (1); il semble que Michel Houellebecq ne craigne pas la difficulté. Il observe sans tendresse les tendances de la société occidentale, puis élabore un futur possible. L'amour, le respect des vieux, les "grandes religions", l'envie de procréer vont disparaître plus ou moins vite. La souffrance et le bonheur suivront. L'existence se résumera à des échanges électroniques. Chouette programme. Sans mentionner l'avènement du clonage comme unique mode de reproduction.
Aussi hypothétiques soient elles, ses anticipations s'appuient sur une analyse toujours aussi froide et affûtée du monde actuel. Il est aujourd'hui le seul à me renvoyer une image aussi apparemment réaliste de la société. En ce sens, la partie XXIème siècle du livre peut être vue comme une sorte de mise à jour de ses trois précédents ouvrages. De l'humour, du cynisme, de la cruauté, du sexe, de l'ennui, beaucoup de vide et de solitude. On dirait qu'il se moque du monde en pleurant de compassion. Voici peut-être le charme secret de son oeuvre. Car pour la forme, le style, le rythme, en dehors de plusieurs très beaux passages (principalement théoriques) et de quelques jolis poèmes, on se dit qu'il aurait mérité d'être plus travaillé, plus "édité", mieux ciselé, qu'il aurait pu être ENCORE plus éfficace, plus hypnotique. Au prochain, je lui filerai (peut-être) le Goncourt.
Or soudain, Orleans devint plus peuplée que sa petite fille américaine, François Bibal (un grand photographe et ami) décéda, et quelques vieux cobras sixties sortirent de leur bayou commercial. A gauche, ces salopards de Rolling Stones, décompléxés par la vague "pur son de vrai rock blues old school cool" des White Stripes (2), avec "A bigger bang". Un album beaucoup moins anecdotique que leurs productions des vingt dernières années. A droite, Paul Mac Cartney et son très beau "Chaos And Creation In The Backyard". Ce disque aurait - d'ailleurs - du être attribué à Mc Cartney & Nigel Godrich, tant ce producteur de génie (Radiohead, Air, Beck...) a sublimé les talents de mélodistes du scarabée. Le son est profond, limpide, authentique. On retrouve la guitare (la vraie !) et (presque) la verve de "Revolver", on kiffe gravement sa life sur des titres comme "Riding to Vanity Fair", "How Kind of You" ou "Promise to You Girl". Donc, beau temps pour les momies.
Chaos And Creation In The Backyard
En ce qui concerne les castors juniors, la très grosse erreur de 2005 consisterait à passer à côté de "Funeral" le disque ahurissant de The Arcade Fire. 10 chansons d'anthologies, spectaculaires à l'oreille. Le Roger Federer des albums.
Des mélodies aussi subtiles qu'efficaces qu'originales qu'intelligentes, soutenues tout en finesse par des arrangements folk-rock hors du temps, produits dans le studio des très planants Godspeed you ! black emperor (3). The Arcade Fire est une troupe de canadiens un peu hippie, un peu Monty Python qui utilisent toutes sortes de chouettes instruments (comme dirait le Petit Nicolas). Puissent-ils durer.
Funeral
Or donc, soyons réalistes, l'été a tendu son Mont de Saturne. A peine le temps d'écouter un petit régal de chant et de songwriting : La si jolie "Cigarettes and chocolate milk" (4) de Rufus Wainwright.
(1) "Parlez-vous le Chirac ?" de Dominique Duforest aux éditions Hors Collection
(2) J'entends par là les White Stripes d'avant "get behind me satan".
(3) Ecouter : "Yanqui U.X.O." Une symphonie psychédélique sombre et lectrique.
(4) Première chanson de l'album "Poses".
Lors des rendez-vous de l'architecture 2005, organisés au Palais de la Porte Dorée les 6 et 7 avril derniers, une après-midi a été consacrée à la question posée par Patrick Berger : " les villes se figent, les constructions contemporaines font œuvres d'art : quel avenir ?".
Zaha Hadid , Marc Mimram , Antoine Stinco et Massimiliano Fuksas étaient conviés pour présenter leur travail ; une discussion modérée par un Emmanuel Caille piquant suivait ; comme lui, on a regretté que Zaha Hadid nous ait faussé compagnie avant. Elle a pourtant été applaudie comme une rockstar et inondée d'une pluie de flashes. Elle était souriante et drôle, précise et pédagogue. L'atrium venu l'écouter (ou juste la voir ?) était bondé, une marée d'étudiants assis, debout ou accroupis occupait tribunes, estrade, sol, bas-côtés sans distinction. Déjà on imaginait la presse du lendemain titrer : " Un balcon s'effondre sous le poids des spectateurs venus écouter l'architecte irakienne Zaha Hadid ". L'engouement du public tient-il du besoin, humain, de se trouver des modèles ? Et quand bien même, c'est Zaha qu'il a choisi, alors que la conférence s'attachait à mettre en question l'existence même d'architecture contemporaine dans une ville-musée comme Paris.
Fuksas affirme qu'il ne faut pas construire dans un centre-ville car c'est une des rares zones urbaines qui fonctionnent. Bernard Roth rappelle la trop grosse demande de protection des immeubles parisiens, handicapante et castratrice car empêchant toute initiative créatrice, et il dénonce le poids des riverains avares de changements. Enfin, on évoque le fait que les promoteurs immobiliers ne réfléchissent que dans le court terme et pour satisfaire un goût moyen. Cela amène à la situation dans laquelle est Paris aujourd'hui, une ville moribonde, pardon, musée : au moins tout le monde est d'accord autour de cette table.
Jean-Louis Subileau raconte que la ville était en mouvement dans les années 70, lorsque Belleville, Beaubourg et le 13ème arrondissement rasaient l'habitat insalubre pour du moderne. Le mouvement a été repris sous Mitterrand avec ses grands travaux, mais depuis ?
Bien sûr on trouve des constructions en verre à Paris, mais ma préférée reste celle de Pierre Chareau, rue Saint-Guillaume, construite en 1930, tout simplement parce qu'elle, elle est d'avant-garde. Ce qui est loin d'être le cas de la récente " maison de Solenn " boulevard de Port-Royal, même si elle prend le risque de se placer au milieu d'édifices des siècles passés : c'est du déjà-vu, du classique.
Tout ça pour dire que Zaha Hadid fait encore de l'original, alors profitez-en, élus, puisqu'il paraît que tout dépend de leur volonté. Osez consulter des architectes, sélectionner les projets audacieux, inédits. Le pinceau d'Hadid file plus vite que son ombre, en résultent des constructions qui ne respecteront sûrement pas l'alignement des façades : et alors ? " L'intégration ? Depuis quand l'architecture s'intègre ? Et à quoi ? " s'énerve Jean-Marc Blanchecotte . On est d'accord… et on rappelle la condition sine qua non à l'acceptation publique de l'architecture contemporaine : sa sensibilisation à l'école.
Vous souhaitez voyager pas cher ?
Vous recherchez le frisson enthousiaste d'une navigation houleuse dans les tréfonds dépaysants de l'âme humaine ?
Jetez-vous en confiance dans ces deux courts romans. De perspectives en brouillards, gagnez ces univers de couleurs (parfois sombres) et de mouvements (parfois imperceptibles) où règne le génie de l'imagination :
Le Loup des steppes d'Hermann Hesse L'oeil dans le ciel de Philip K. Dick
Liens : Pour en savoir plus à propos du 13 avril (Jour de la Sainte Ida) Cliquez-ici.
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Outragédie, une tragédie drôle.
Toucher Benoite. Fête d'Ida le 13 avril.
J'apprecie particulièrement Dim : Quelle classe !
Claude Pallu aime soeur Roselyne
La virginité s'eloigne, le grand homme nu s'approche.
J'aime vos souffrances.
J'apprecie particulièrement François-Romée De Cessole : Quelle classe !
Tu as une coupe à la Tony Vairelles
Vive Mario Aloisio !
Vive Joelle Sportiello.
J'apprecie particulièrement Ida : Quelle classe !
J'apprecie particulièrement Jacky : Quelle classe !
Le jeu du Gong.
J'apprecie particulièrement la huit huit : Quelle classe !
J'apprecie particulièrement La Sainte Ida : Quelle classe !
www.lemondedida.com : certains disent Monde d'Ida, d'autres monde ida, les fous prononcent le monde Ida, en réalité c'est le Monde d'Ida !
nous applaudirons le jazz ! Outragédie, une tragédie drôle.
nous applaudirons Madame Delorme ! Vive le banc d'Ida !
nous applaudirons Minuit sur le parvis !
nous applaudirons Sebastien Gerard !
nous applaudirons le lycée Paul Claudel !
nous applaudirons les crobars !
Culture, humour, Ida, musique, cinéma, litterature, critiques, reportages, jeux, journaux, blog
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J'apprecie particulièrement Dim : Quelle classe !
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